DINARD



 

Dinard

Dinard la douce vous accueille toute l'année en Bretagne et vous propose un ensemble de prestations et de services incontournables sur la Côte d'Émeuraude.

Dinard, station balnéaire particulièrement réputée auprès des Britanniques et des Américains pour ses villas de la Belle Époque et son Dinard Film Festival.

Les commerçants, artisans, hôteliers, restaurateurs, vous accueilleront avec grand plaisir.

Dinard c'est 200 commerces, 60 restaurants, 1 casino, 4 marchés, une halle couverte, 18 hôtels et 21 galeries d'art.

C'est aussi une Thalasso et de nombreux complexes sportifs.

Mais Dinard c'est avant tout, la mer et ses magnifiques plages.

Bon séjour à toutes et à tous,

 

Photo© réalisée, par Vincent Lemaire.

vincentlemaire@wanadoo.fr



DINARD HISTOIRE D'UNE STATION BALNÉAIRE

Par HENRI FERMIN, Historiographe dinardais et ancien Directeur du Musée de Dinard.

        

    Un curieux manuscrit composé entre les années 117l et1190 appelé "Le roman d'Aquin ou la conquête de la Bretagne par le Roy Charlemaigne" faisait autrefois partie de l'ancienne bibliothèque du couvent des Récollets de Cézembre. Ce document actuellement conservé par la bibliothèque nationale (fonds français  2233) qui a été édité et savamment commenté au XIXem siècle par M. Jouan des Longrais fut copié et remanié quelque peu sous le XIV siècle par un clerc d'Alet. Des historiographes actuels ont pu voir comme auteur de ce précieux document un moine du couvent établi autrefois sur l'île de Cezembre.

Ce document est  sans contestation le plus ancien connu à ce jour où il est question de Dinard dont autrefois l'orthographe se terminait par un « t ». Ce document évoque entre autres «  Le château de Dinard  datant du IXe siècle, «  édifié sur la colline du Bec de la Vallée . 

 

        Il y a un siècle et demi, Dinard n'était encore qu'un village dépendant de la commune de Saint-Enogat. Sur le port s'embarquaient les marins de Terre-Neuve et les commerçants de toile de Lamballe et de Quintin qui entassaient leurs marchandises sur les gabares, grands voiliers à fond plat, du passage de Dinard à Saint-Malo. Le courrier venant de Matignon et Plancoët empruntait ces bateaux pour délivrer les dépêches destinées à la ville corsaire et de là, d'autres messagers les emmenaient en Normandie,

 

        De vieilles maisons dont quelques une subsiste encore de nos jours, témoins d'un autre temps, servaient  alors d'auberges,

 

     Le nom de Dinard nous apparaît encore dans d'anciennes chroniques, dont le temps a détruit les traces à l'exception de quelques-unes, témoin le "Logis du Prince Noir" appelé autrefois "Château Noir".

    Ce « Logis du Prince Noir" est à Dinard, avec le Prieuré les seuls témoins encore visibles du Moyen Âge.  La maison du Prince Noir est pour qui sait la lire, un vieux parchemin de notre noblesse antique, vestige des âges. 

Quant au prieuré de Dinard fondé en 1324 par deux seigneurs de Dinard, les Montfort, il est est rattaché à la découverte des la colonie britannique qui fut à l'origine du développement de la cité en tant que station balnéaire.

    En effet, c'est au Prieuré de Dinard que séjournaient sous le Second Empire les consuls britanniques en place dans la cité malouine. Aussi, un jour de 1852, une famille anglaise, les Faber rendirent visite à leur consul Monteith et séduite par le site de la  future station encore vierge, ils décidèrent de s'y établir. Ils louèrent une maison de capitaine ayant comme nom «  La Maison Neuve «  et aujourd'hui «  Beauregard «  puis, firent construire plus tard la première maison du site balnéaire «  Sainte Catherine «  dont l'ultime vestige est son porche situé dans l'avenue George V. Toute une colonie britannique suivit l'exemple des Faber et la villa « Bric à Brac » fut construite dans le quartier qui devait porter son nom. Cette dernière, rénovée est aujourd'hui l'Hôtel cinq étoiles «  Castelbrac ».

    

        La même année 1858, un maître baigneur venu de Saint-Malo vint planter son établissement et ses dix cabines de bains sur la grève de l'Écluse. Quelques années plus tard naissait le premier Casino de Dinard, tout en planches et monté sur pilotis. 

    La station balnéaire de Dinard avait vu le jour et était promise à un bel avenir.



À l'époque où s'élèvent les premières villas de Dinard, quelques hommes d'action, plein d'énergie contribue grandement au développement de Dinard. Ainsi, Monsieur Levavasseur qui laissera son nom à l'artère principale de la ville, Monsieur Poulain du Reposoir, propriétaire de l'ancien Prieuré, le Prefet Paul Féart, l'architecte Jean-Baptiste Pichot et, plus tard les promoteurs Comte Joseph Rochaïd Dahdah et Albert Lacroix, éditeur de Victor Hugo,donneront l'impulsion necessaire au premier developpement de la station.

 

Avant la guerre de 1870 résidait déjà à Dinard toute une colonie à l'origine du Club Anglais, puis en 1879 du premier tennis de France et enfin en 1890 du 3e golf de l'hexagone.

Bien que modeste à son origine, puisque ne comportant que quelques chambres sans eau courante, l'hôtel recevait chaque été les notoriétés en villégiature. Il reçut de ce fait le premier magistrat du département, le préfet Féart. Il fut à l'origine de la première urbanisation de la cité naissante et du boulevard qui porte aujourd’hui son nom.

 

 

Dès 1865, Achille Cahours deviendra le premier promoteur de la station en achetant de nombreux terrains qu'il revendait déjà après 1870 quatre à cinq fois le prix qu'il les avait achetés.

 

En août 1873, le comte Joseph Rochaïd Dahdah, renseigné par le baron Haussman, descendait dans la station. En deux ans il achètera la moitié du centre de Dinard. Avec l'appui du maire de l'époque, Monsieur Louis Lhotelier aussi notaire, il urbanisera bientôt la station et réalisera de substantiels bénéfices.

 

 

En 1877, un nouveau casino, plus spacieux et au goût du jour est bâti sur la grève des bains. Il va remplacer l'ancien que la mer venait ébranler à chaque marée.

 

Outre le casino, Dinard dispose bientôt, grâce à la très active colonie britannique, d'un tennis, le premier en France et d'un golf, le troisième dans l'hexagone.

 

En 1880, Monsieur Poussineau achète la villa «  La Malouine «  construite par le duc d'Audiffret-Pasquier, Président du Sénat et crée le parc de la Malouine, sorte de lotissement de luxe.

Les nouveaux arrivants osent tout et tout leur est permis : mélange des genres, des époques, des styles; créneaux, tourelles, colombages, vérandas, terrasses, vitraux, bois, granit, stuc se côtoient dans une même villa, d'un mur à l'autre, l'austérité s'oppose à l'extravagance dans un foisonnement inspiré des villas italiennes, des cottages du Yorkshire, des pavillons Louis XIII.

 

En 1892, la construction de la villa Crystal, la « tour Eiffel » dinardaise qui ressemble au Crystal Palace de Londres met à son comble l'architecture balnéaire de Dinard. Cette tour de verre fera les délices des visiteurs pendant trois quarts de siècle. Son ascension ne côte que quelques centimes et, du sommet de ce monument l'oeil embrasse un panorama superbe.

Les nouveaux hôtels qui s'ouvrent d'année en année rivalisent de luxe et d'élégance et vont donner à Dinard le titre de « Station balnéaire aux cent hôtels.

 

C'est  alors un délire de fêtes et de mondanités, tout spécialement dans les villas et les clubs anglais, mais surtout à la Villa « Monplaisir « , l'actuel Hôtel de Ville où Mrs Hughes Hallett que l'on a surnommée la » Reine de Dinard », dans son royaume des mille et une nuit, pendant la saison élégante et spécialement lors de la « Grande Semaine de Dinard, celle suis réuni les plus belles rencontres au Tennis et au Golf et les Régates et qui se termine par un magnifique Feu d'artifice sur la « Plage des Élégances ; « La Reine de Dinard  dans un délire de mondanités invite le gotha dinardais, princes et princesses, lors et ladies, comtes et vicomtes.        

 

 

À la fin des années 1950 donc, la station dinardaise avait à peine un siècle, mais l'époque aristocratique, faste et mondanité n'était déjà plus qu'un souvenir. Pourtant les multiples hôtels, le foisonnement de villas à l'architecture exubérante, le superbe front de mer, tout dans la jolie station de la côte d'Émeraude respirait encore le parfum de ce passé. De cette époque demeure une réputation internationale que Dinard s'attache aujourd'hui à défendre.