SAINT-LUNAIRE



Saint-Lunaire

Magnifiquement situé sur la Côte d’Emeraude, Saint-Lunaire jouit d’une douceur de vivre en toute saison. Car, oui, à Saint-Lunaire, on y vit toute l’année ! La station balnéaire familiale resplendit avec la période estivale et ses diverses activités. De janvier à décembre, les Lunairiens bénéficient d’un tissu associatif local particulièrement dense qui multiplie les événements culturels et sportifs soutenus ou initiés par la ville. A Saint-Lunaire, c’est dans une grande convivialité qu’on vit, qu’on grandit, qu’on travaille, qu’on se détend… dans un esprit « village » résolument tourné vers l’avenir. Entre mer et campagne, avec les écoles, les commerces, et les nombreux services et infrastructures mis à disposition de la population (dont la maison médicale), on prend soin des plus jeunes et on veille sur les plus anciens. Dans le même temps, riche d’un patrimoine historique et naturel préservé, Saint-Lunaire entretient, de longue date, le souci du bien-être de ses habitants dans une démarche respectueuse de chacun et du cadre de vie commun.

 

Photo© réalisée, par Pascal Moreau.

pascal.moreauwanadoo.fr@wanadoo.fr


Histoire de Saint Lunaire

Par HENRI FERMIN, Historiographe dinardais et ancien Directeur du Musée de Dinard.

Saint-Lunaire tient son nom du moine qui décéda à l'âge de 115 ans dans son monastère de Pontual après avoir exercé son épiscopat durant quatre vingts ans, c'est à dire pendant la plus longue durée dont fasse mention l'histoire de l’Église. Il fut inhumé dans la vieille petite église de la future station balnéaire.

Lorsqu'il mourut, disent les historiens, il appela tous les religieux et, couché sur le grabat de sa cellule leur donna rendez-vous, Là Haut, au-dessus des falaises, au-dessus du promontoire du Décollé.

Il fut alors inhumé dans un sarcophage gallo-romain qui avait été découvert dans le sol et mis à jour par la charrue que promenaient sur les dunes les moines, premiers défricheurs de la Côte d'Emeraude.

Son corps fut ensuite transféré dans la chapelle du monastère et on raconte que durant la cérémonie funèbre, on entendit les choeurs des anges qui chantaient dans l'église et au-dessus de la Rance.

 L'inhumation eut lieu dans l'église où demeurent les restes de Saint-Lunaire jusque vers l'année 965. A cette époque et en raison de l'invasion des Normands, le cercueil fut, sur l'ordre de l'évêque d'Alet, transporté à Paris en même temps que ceux de Saint-Magloire et Saint-Samson. Ce tombeau fut restauré partiellement vers les années 1890 après un séculaire et regrettable abandon et fut classé monument historique.

Nous avons emprunté à Eugène Herpin, l'historien de la Côte d'Emeraude des années 1900 ces renseignements concernant les recherches faites lors de la visite du sarcophage de Saint-Lunaire.

Des recherches auxquelles assistèrent des délégations des Sociétés archéologiques de Rennes et de Saint-Malo ainsi que le clergé paroissial furent faites au tombeau de Saint-Lunaire en mai-juin 1906.

Ce tombeau se compose d'une dalle de granit sur laquelle est étendue très artistiquement sculptée, l'effigie de l' évêque. Celui-ci est représenté dans le vêtement épiscopal que recouvre la chasuble antique. Le chef est coiffé de la mitre. Les mains sont croisées sur la poitrine. Elles tiennent la crosse qui s'enfonce dans la gueule d'un monstre que foulent les pieds de l'évêque. Ce monstre symbolise le paganisme ou le druidisme que Saint-Lunaire détruisit sur la Côte d'Emeraude.

Sur le coeur se trouve une colombe aux ailes étendues. Cettedernière porte dans son bec un petit objet carré qui figure la pierre sacrée sur laquelle Sain-Lunaire célébrait la messe au cours de la traversée qui le conduisit dans notre pays. Cette pierre sacrée, jetée à la mer par les marins pendant une tempête qui assaillit le navire fut retrouvée à bord le lendemain après la fin de l'orage.

Dans le cimetière attenant à cette vieille église se voit une croix en pierre du XVI e ou du XVII em siècle.

Entre la ville de Saint-Lunaire et la mer s’élève à l’est, la nouvelle église de style gothique de fantaisie avec sa tour à l’italienne et son dôme surmonté d’une statue de l’Espérance.

Vers 1880, la cité se développe en tant que station balnéaire avec ses boulevards, ses villas et ses hôtels construits au bord de la mer.

Saint-Lunaire possède deux plages, celle devant l’ancien Grand Hôtel de la Plage et près duquel on avait construit un casino avec un établissement de bains et celle de Longchamps près du village de la Fosse à proximité duquel se dressait autrefois le très vaste Hôtel de Paris démoli depuis.

A l’extrême pointe un lieu de promenade est celui du Décollé à l’entrée de laquelle se dressent encore de magnifiques villas. Au décollé se trouvent deux excellent restaurants. L’extrémité de la pointe porte une grand croix de granit. 

Au bas du Décollé se trouve une grotte appelée par les marins de Saint-Lunaire «  La Grotte des Sirènes « .